Le Prisonnier en BD : 2ème volet (Titan Books)

Nous avions laissé l’agent Breen dans un lieu mystérieux avec plein de questions en suspens. Un résumé de l’épisode précédent nous rappelle les circonstances de son arrivée : il a refusé d’assassiner Carey, son ancienne collègue, capturée par une entité appelée The Village et s’est mis en tête de la délivrer en échange d’informations hautement confidentielles. On la fait courte : un jet de gaz le rend inconscient et la voilà « accueilli » au village.

*Attention, il y a des spoilers *

L’histoire est entremêlée de flashbacks vers l’enfance – Breen avait un père colérique, un cas social qui n’aimait pas les chiens- ou vers des moments surréalistes : Breen enfant qui croise un « Numéro 2 » sur un grand bi, Breen sur un jeu d’échecs humains au village face à une créature portant une longue robe blanche et maniant une épée… Les autorités soumettent l’agent – devenu Numéro Six – à un lavage de cerveau afin d’extorquer des informations sur Pandora (un secret militaire ?). Il se retrouve face à un tribunal – le même que celui du Dénouement – président par un juge emperruqué qui le met face à face avec Carey (celle-ci ressemble bizarrement à un personnage de V pour Vendetta, avec son large chapeau). Elle semble être passée de l’autre côté, se moquant de son ex-amant « qui se bat toujours contre le système » et le somme de la rejoindre, lui expliquant que les autorités « prennent soin des transfuges.

Breen n’est pas dupe et pense qu’elle est manipulée (elle porte désormais le Numéro Neuf). Le juge révèle à la jeune femme la vraie raison de la présence de Breen au village à l’aide d’une vidéo captée dans le bureau de Section, le patron de Breen : il est censé être venu assassiner son ancienne maîtresse. Et, oh miracle, Section apparaît à la barre du tribunal. Il porte le Numéro Vingt-Trois. Ce dernier s’est fait kidnapper à la sortie de son club (so British !). Le juge propose un deal : livrer le secret de Pandora en échange de sa libération. Mais Breen ne l’entend pas de cette oreille : il veut la libération de Carey ET de son ancien patron.

Les gardes qui raccompagnent Breen-Numéro Six à son cottage l’informe qu’une puce explosive est implantée dans son corps et qu’elle provoquera une crise cardiaque s’il tente de s’échapper. Bren s’en remet aux étoiles pour s’échapper par la pensée (tiens, comme dans la version alternative du Carillon de Big Ben). La surveillance est sévère : il est menotté pour chaque sortie. Gagnant la confiance d’un de ses gardiens dont il devine qu’il est originaire du Yorkshire, il réussit à assommer ses geôliers et à s’enfuir grâce à un pass électronique et à retrouver Carey. Celle-ci l’accueille avec un long couteau car elle se méfie toujours des intentions de son ancien amant. Breen va chercher Section et c’est un trio qui va tenter de s’évader pendant la nuit.

Un bus « Routemaster » rouge typiquement londonien survient de nulle part. Carey assommé le contrôleur de tickets et voilà le trio qui passe la barrière de sortie du village grâce à l’électropasse du garde. Vous devinerez que bien sûr tout cela aurait été trop facile : voilà donc de gros ballons blancs increvables lancés à la poursuite du bus. Après une escapade de plusieurs heures, le bus tombe en panne, la faute à une courroie de transmission défectueuse.

Le trio est donc livré à lui-même, au milieu de nulle part. Section propose des sandwiches à ses camarades, tout en suggérant que le deal proposé par les autorités est intéressant. Soudainement, Breen se saisit de son révolver et se tire une balle dans la tête. Cut.

La trame intègre des marqueurs visuels évidents (grand bi, jeu d’échecs, tribunal, …). Nous ne reviendrons pas sur le look général hideux proposé par le dessinateur Colin Lorimer et la mise en couleurs terne de Joana La Fuente, le lettrage de Simon Bowland étant quant à lui adéquat. On attend la suite. On se doute que tout ceci n’est qu’un rêve, que Breen ne s’est certainement pas suicidé. Il reste encore pas mal d’interrogations. A suivre.

Les 3ème et 4ème volets sont déjà disponibles, avec diverses couvertures. Nul doute que l’éditeur proposera un recueil des quatre fascicules.

Plus d’information, pour commander les fascicules sur le site de Forbidden Planet à Londres :

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