Corona No. 6 : 6 questions à Julien Couty (Télérama)

1.Le 8 avril 2020, vous avez publié sur la page Facebook de Télérama un dessin du Prisonnier poursuivi par un gros Covid blanc qui a suscité plusieurs milliers de “likes” et des centaines de partages. Comment expliquez-vous ce succès ?

Dessin (C) Julien Couty pour Télérama

Les gens se sont peut-être reconnus dans ce personnage du Prisonnier. Peut-être que le parallèle les a fait sourire, que ça a fait remonter des souvenirs pour ceux qui on vu la série il y a longtemps. Ça et les mystères de l’algorithme de Facebook.

2. Comment vous est venue l’idée de ce dessin ?

La situation qui ressemblait à une fiction, quelque chose qu’on n’avait jamais vécu et le fait d’être assigné à résidence. Il y a cette avalanche de chiffres sur lesquels on avait les yeux rivés, le nombre de cas, les décès, mais ce sont des gens et non pas des numéros derrière toutes ces données et ces statistiques.

3. Quel est votre rapport à la série ?

J’aimais bien cette série, le côté mystérieux et intrigant un peu science-fiction et un peu polar. Une série plutôt de la génération de mes parents avec un charme de l’ancien, mais assez prenante. Patrick McGoohan et son “Je ne suis pas un numéro”, est une phrase devenue complètement culte et qui fait partie de la culture populaire, derrière cette phrase on peut réfléchir à la notion de liberté dans nos sociétés, c’est un thème qui ne vieillit pas. Je pense aussi à la série Lost que j’aime beaucoup et qui a sûrement un lien de parenté avec Le Prisonnier.

4. Le dessinateur que vous êtes se sent-il parfois “prisonnier” de son lieu de création ? Comment avez-vous vécu le confinement ?

Je ne me sens pas prisonnier de mon lieu de création. Même si on doit parfois s’isoler et se mettre dans une bulle pour réfléchir et créer, on s’évade. Je me souviens avoir eu peur de l’extérieur, avoir eu envie de rester enfermé chez moi.

5. Le Village idéal, ce serait quoi ?

Vaste question, si j’avais la réponse… De manière quasi-générale dans les œuvres de science-fiction, quand il s’agit d’un village ou d’une société utopique, il y a de grandes chances pour qu’on apprenne au fur et à mesure de l’intrigue qu’en fait cet idéal n’est pas si idéal. Mais bon, peut-être qu’en vrai un idéal est possible, espérons-le.

6. Selon vous, qui est le Numéro 1 ?

Qui tire les ficelles, grande question aussi à laquelle je n’ai pas la réponse. Un personnage multimilliardaire influent assis sur un fauteuil de cuir, vue de dos, caressant un petit chat sur ses genoux ?

Le blog de Julien Couty

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